Coaching de vie

Dialogue avec vos émotions !

Publié le 29/07/2026
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Nombre d’entre elles nous traversent chaque jour. Montrent le bout de leur nez, nous visitent, nous envahissent, prennent place ou s’installent durablement. Dans la société d’aujourd’hui, rien et souvent personne ne nous a appris comment comprendre, accueillir et être en contact de nos émotions. Toujours est-il que ces émotions sont, loin devant le langage, le premier mode de communication avec les autres mais surtout avec vous-même. Cela vous semble curieux ? Si tel est le cas, voici quelques clés pour partir à la rencontre de vos émotions.

Les émotions, qu’est-ce que c’est, comment ça fonctionne ?

Le mot émotion vient du latin motio, mouvement. Cette étymologie indique très exactement le sens de ce mot. L’émotion est en effet un mouvement provoqué par une stimulation extérieure.

Les émotions et leur expression ont été programmées dans le cerveau humain par l’évolution.

Une émotion naît dans la profondeur du cerveau, en fonction de notre interprétation de la réalité, puis elle est tempérée ou filtrée surtout par les lobes frontaux. La stimulation de zones cérébrales, spécifiques à chaque émotion, agit par l’intermédiaire de neuromédiateurs (adrénaline, sérotonine, endorphines) ou d’hormones (cortisol, androgènes) qui vont aussi laisser une empreinte dans notre corps et agir sur notre physiologie.

Modification des rythmes respiratoire et cardiaque.
Modification de la voix, du débit de parole, de l’intonation, etc.
Modification des expressions du visage et de sa coloration (pâleur, rougeur, etc.)
Salivation, une bouche sèche, nausée, bouffée de chaleur, etc.
Dilatation ou resserrement des pupilles.
Réaction : rires, larmes, etc.
Réaction comportementale : attitude de combat, de fuite ou de soumission.

Les psychologues s’accordent à reconnaître six émotions primaires, dont la combinaison est vaste, inédite selon chaque individu et vient se greffer sur le caractère ou la personnalité de chacun : la peur, la colère, le dégoût, la tristesse, la surprise, la joie.

Si nos émotions prennent immédiatement le contrôle de notre physiologie, avec le temps et sous le contrôle du lobe frontal, nous pouvons les dissimuler et bloquer les manifestations. Si « cacher » et « ignorer » nos émotions nous donne dans un premier temps une sensation de maîtrise, il s’avère que cette stratégie à la longue se révélera dévastatrice car des émotions accumulées s’amplifieront de façon démesurée pour sortir sans aucun contrôle.

« Tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime », cette petite phrase est une des clés pour comprendre comment aborder nos émotions. Car oui, bien comprendre ses émotions est le point de départ.

Parfois, on n’arrive pas spontanément à très bien faire cet exercice et on a besoin d’un accompagnement extérieur. Dans d’autres cas de figure, même si l’on a bien trouvé les moyens de comprendre ses émotions, ces dernières sont trop fortes et ne sont pas contrôlables sans un accompagnement sur mesure. Toujours est-il que les émotions sont un incontournable et puissant moyen de communication avec soi. Car le but d’une émotion est avant tout de nous transmettre un message essentiel à notre bien-être. Ce que nous avons appris jusqu’alors est souvent de contrôler et de dissimuler nos émotions. Pourtant la méthode de compréhension se trouve à l’opposé de cette démarche. Pour recevoir ce puissant message, une attitude d’accueil et d’écoute sont nécessaires.

L’accueil

Commencez par adopter de la bienveillance vis-à-vis de cette émotion qui arrive. Si vous la considérez comme une manifestation néfaste qu’il vous faut éliminer d’emblée, cela ne sera en aucun cas possible de l’accueillir positivement. Par exemple si vous considérez vos émotions comme des ennemies, vous n’aurez aucun mal à en déduire votre attitude face à elles. Aussi, pour être dans le meilleur de l’accueil, il vous faudra commencer à changer le regard que vous portez sur elles, en les considérant davantage comme des amies bienveillantes, porteuses de messages importants.

Pour cela, commencez par identifier vos émotions primaires lorsqu’elles se présentent. Est-ce de la peur, de la colère, de la joie, etc. Le tout étant de rester dans la première émotion qui se présente, sans la juger.

Exemple : si je me mets en colère et que l’instant d’après je culpabilise de le faire en réaction à cette colère, cela va évidemment compliquer l’identification et donc l’accueil.

Remerciez cette émotion de venir jusqu’à vous et de vous apporter cette connexion puissante avec vous-même. Ensuite, explorez-la, immédiatement si le contexte le permet, ou en prenant rendez-vous dès que vous serez dans un contexte favorable.

L’écoute

Avez-vous déjà été dans la position d’écoute d’une autre personne ? Un peu lorsque vous écoutez, captivé par une histoire que l’on vous raconte. C’est-à-dire, d’écouter simplement sans juger ou vous faire d’idée préconçue sur la suite ou la chute de l’histoire. Savez-vous écouter intensément en restant observateur ?

Chuuuuut, arrêtez de parler, même intérieurement. Pendant au moins une minute complète. Faites le silence en vous. Pensez à respirer calmement puis remettez-vous mentalement dans la situation.

C’est en quelque sorte cette écoute qui vous sera utile dans votre compréhension de vos émotions. Observer, être attentif et complètement focalisé.

Une fois que vous aurez accueilli, identifié puis écouté votre émotion, demandez-vous : quand je me sens irrité, triste, frustré, déçu, opprimé, dévalorisé, inquiet, etc., j’ai besoin de quoi exactement ? Une fois que vous aurez complètement écouté, et seulement à ce moment, demandez-vous à quel besoin est rattachée cette émotion.

Encore une fois, il n’y a pas de bonnes réponses universelles. Il n’y a que vos réponses personnelles. Par exemple, quand je me sens triste, je peux avoir besoin de rester seul dans ma bulle, de sortir avec des amis, de faire du sport, de parler à un proche, de rencontrer de nouvelles personnes, de dormir, de manger, de regarder un film, de lire un roman, etc. L’idée ici, c’est d’identifier le besoin relié à l’émotion.

Puis construisez un pont entre votre émotion et le besoin qu’elle fait naître. En ressentant l’émotion, observez quel est le besoin qui émerge.

Par exemple : je me mets en colère en voiture contre les personnes qui roulent trop lentement parce que cela me renseigne sur mon profond besoin d’être à l’heure à destination.

Reprenez votre plein potentiel en nommant ce besoin et comblez-le.

Lien profil Priorise Roxane Chotia : https://priorise.fr/praticiens/roxane-chotia

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