Coaching de vie

Quand la science rejoint l’inconscient

Publié le 05/08/2026
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Pendant longtemps, on a opposé science et psychologie de l’inconscient.

D’un côté, les thérapeutes qui observaient des phénomènes subtils, difficiles à mesurer. De l’autre, les scientifiques qui réclamaient des preuves reproductibles.

Aujourd’hui, ce fossé n’existe plus.

Les neurosciences ont confirmé, et même dépassé, ce que des générations de thérapeutes savaient intuitivement : l’inconscient n’est pas une métaphore. C’est un système neurobiologique réel, mesurable, et reconfigurable.

Voilà ce que ça a changé dans ma pratique.

1. L’expérience qui a tout changé

    En 1983, le neuroscientifique Benjamin Libet réalise une expérience devenue célèbre. Il demande à des participants de lever le poignet quand ils le souhaitent, en notant l’heure précise de leur décision.

    Résultat : le cerveau initie le mouvement environ 550 millisecondes avant que le participant ait conscience de décider.

    Conclusion : ce que nous appelons notre décision consciente est en réalité une ratification de quelque chose qui s’est déjà produit, en dehors de notre conscience.

    Ce résultat a été reproduit, affiné, critiqué, débattu, et globalement confirmé. Nous ne sommes pas les auteurs conscients de la majorité de nos actes. Nous en sommes les narrateurs.

    2. Ce que cela signifie pour vos blocages

      Si l’inconscient pilote la majorité de vos comportements, alors vouloir changer en utilisant uniquement la volonté consciente, c’est essayer de reprogrammer un ordinateur en appuyant sur les touches du clavier sans accéder au système d’exploitation.

      Vous pouvez écrire. Mais le système tourne toujours le même code en dessous.

      C’est pourquoi tant de personnes savent exactement ce qu’elles devraient faire, et ne le font pas.

      Ce n’est pas un échec personnel. C’est de la neurobiologie.

      3. La mémoire cellulaire : mythe ou réalité ?

        Le terme mémoire cellulaire est souvent mal compris, ou caricaturé. Voici ce qu’on sait avec certitude :

        Les expériences émotionnelles intenses modifient l’expression des gènes : l’épigénétique montre que le stress chronique, les traumatismes, les deuils et les chocs laissent des traces biologiques mesurables.
        Le système nerveux autonome encode des réflexes émotionnels : ces réflexes persistent indépendamment du souvenir conscient. C’est pourquoi on peut ressentir une peur intense sans toujours savoir d’où elle vient.


        Les neurones qui s’activent ensemble se connectent ensemble : chaque expérience répétée renforce un circuit neuronal. À force de répétition, ces circuits deviennent des automatismes.

        La mémoire cellulaire, c’est cela : le corps qui porte l’histoire de ce qu’il a vécu, au niveau de ses propres systèmes de régulation.

        4. La neuroplasticité : l’espoir scientifique

          Jusqu’aux années 1990, on pensait que le cerveau adulte était figé. Que les connexions neuronales établies dans l’enfance étaient permanentes. Que les dommages psychologiques étaient définitifs.

          Les recherches sur la neuroplasticité ont radicalement changé cette vision. Le cerveau peut créer de nouvelles connexions tout au long de la vie. Il peut désapprendre des automatismes. Il peut littéralement se reconfigurer en réponse à de nouvelles expériences.

          Ce n’est pas rapide. Ce n’est pas linéaire. Mais c’est réel. Et c’est le fondement scientifique de tout travail thérapeutique sérieux.

          5. Comment j’intègre ces données dans mon accompagnement

            Comprendre la neurobiologie de l’inconscient a transformé ma façon de travailler avec mes clients. Concrètement :

            Je ne cherche plus à convaincre le mental : changer une croyance par la seule argumentation rationnelle est rarement efficace. Je travaille à un niveau plus profond, émotionnel, corporel et mémoriel.
            Je respecte le rythme du système nerveux : un changement durable ne se produit pas en une séance. Il se construit quand le système nerveux a été suffisamment exposé à de nouvelles expériences pour créer de nouveaux circuits.
            J’intègre le corps dans chaque séance : le travail somatique n’est pas un plus, c’est une nécessité neurobiologique. Les mémoires émotionnelles stockées dans le corps ne se libèrent pas uniquement par la parole.
            Je travaille sur la répétition positive : la neuroplasticité est alimentée par la répétition. Créer régulièrement de nouvelles expériences émotionnelles sécurisantes, c’est littéralement recâbler le cerveau.

            Conclusion

            La science confirme ce que votre expérience vous a peut-être déjà dit : vous n’êtes pas vos automatismes. Vous n’êtes pas vos réactions. Vous n’êtes pas vos schémas d’enfance.

            Ces patterns ont été appris. Et tout ce qui a été appris peut, avec le bon accompagnement, être transformé.

            C’est la promesse, sérieuse, exigeante, mais réelle, du travail sur l’inconscient.

            Chez Mon Inconscient, chaque accompagnement intègre ces données pour un travail ancré, profond et durablement efficace.

            Découvrez mon approche : https://mon-inconscient.fr/fr/page/mes-accompagnements

            Une question ? Écrivez-moi : jonathan@mon-inconscient.fr

            Lien vers son profil Priorise : https://priorise.fr/praticiens/jonathan-desjours

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